quarta-feira, 8 de abril de 2015

Une histoire de miettes


 
«Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées. Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ». L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau. Michel Bonneau s’attaque en effet à un sujet qui a été, en France, relativement négligé par les chercheurs, qu’ils se consacrent à l’alimentation ou à la pauvreté. Faible place des classes populaires dans l’étude de l’alimentation, faible place de l’alimentation dans l’étude sur des classes populaires, alors que, comme on peut le constater depuis les années 1980 et la restructuration de l’aide alimentaire en France, l’alimentation reste au cœur du problème de la pauvreté.

L’alimentation, un objet fuyant

La majorité des études en histoire de l’alimentation ont d’abord traité de ce qui constitue la plupart des sources disponibles et se sont, de ce fait, focalisées sur l’alimentation des élites. Jean-Louis Flandrin, à partir des années 1970, avec gourmandise et un esprit pionnier, a bien montré comment la volonté de se distinguer du commun était un des moteurs de la construction et de la transformation du goût des élites. Aujourd’hui, la célébration du repas gastronomique des Français ou encore les préoccupations pour le goût, les restaurants, les terroirs etc., rendent compte d’une irrigation des recherches par l’idée de la « grandeur française ». Cette perspective conduit à négliger par exemple ce qui constitue les conditions de la mise en place de l’industrie agroalimentaire, de la grande distribution et des modèles alimentaires qui s’y rattachent, auxquels sont renvoyés pour leur quotidien alimentaire la majorité des Français. Michel Bonneau entend quant à lui traiter de « la transition alimentaire des classes populaires urbaines sous l’effet de l’industrialisation » (p. 40 et 52), expression qui rend compte de changements rapides des habitudes alimentaires sous l’effet de l’urbanisation des modes de vie et notamment le passage d’une alimentation majoritairement végétale à une alimentation centrée sur les produits animaux. D’autre part, il affirme vouloir parler « de la cuisine domestique ou populaire, modeste, aux mains des femmes » (pp. 34-35). Il trouve peu de sources du côté des ethnologues, dont les recherches sur l’alimentation de la France ont d’abord concerné les campagnes imaginées comme closes et harmonieuses, marquées par l’autoproduction et les traditions à sauvegarder, et en ville, les populations migrantes. La sociologie, elle, a traité la question sous l’angle des emplois du temps, des modes de vie et de la place que les femmes n’y tiennent plus. Les études sur les inégalités et la pauvreté, quant à elles, telle celle de Serge Paugam, intègrent rarement l’alimentation, à l’exception d’un ensemble de travaux sur les SDF. Il faut attendre la décennie 1990, alors qu’elle devient une préoccupation publique médiatisée, pour que se constitue une sociologie de l’alimentation : les crises alimentaires permettent de gloser sur « l’irrationalité » des comportements « populaires » ; les problématiques de santé publique liées à l’obésité motivent des recherches sous-jacentes à la volonté de réformer les goûts « populaires », question dont Anne Lhuissier a interrogé la genèse pour les consommations ouvrières de la fin du XIXe siècle. L’auteur reconnaît d’ailleurs ce qu’il doit à ce travail de sociologie historique, « fondamental pour la connaissance des pratiques alimentaires des classes populaires urbaines françaises de la deuxième moitié du XIXe siècle, celui qui se rapproche le plus de notre problématique » (p. 56-58).

Animé par la volonté de faire l’histoire de la réalité vécue en s’éloignant du point de vue des élites, l’auteur doit chercher son objet entre les lignes, croiser les données, recourir à des sources variées et « obliques », et les faire jouer ensemble malgré leurs statuts divers (p. 49). Peu de sources primaires, somme toute, au titre desquelles deux corpus principaux : livres de cuisine et de gastronomie, de traités d’économie ménagère et domestique ; mémoires, souvenirs et récits de vie et de voyages. Sont aussi privilégiés les sources secondaires, « ouvrages à caractère historique, géographique, économique et social » et relues attentivement de nombreuses études, ce qui permet de repérer des considérations alimentaires chez des auteurs classiques. Les sources littéraires et dans une moindre mesure, iconographiques sont convoquées pour leur puissance d’évocation et de sensibilité, susceptible d’éclairer « la conscience ouvrière », de restituer l’atmosphère et le sens pour les acteurs. Il s’agit de faire parler les sources ou même les objets (tels les ustensiles de cuisine, p. 72).

Les principales mutations ayant affecté les pratiques alimentaires sur la période considérée sont en réalité difficile à saisir. Michel Bonneau cherche d’abord à retracer le contexte de l’alimentation sur cette époque longue (XVIIIe-XXe siècle), s’intéressant aux transformations alimentaires et à l’accessibilité aux aliments mais aussi aux transformations des modes de vie, caractérisés par l’avènement d’une nouvelle temporalité liée au travail industriel et à un cadre de vie urbain. Il analyse ensuite les aliments en présence, à partir des menus scolaires et des dépenses des ménages avec un point de vue diachronique, en tenant compte du lien entre les modes d’alimentation et le lieu de résidence pour intégrer le rapport à l’espace (ville ou campagne). Il met en avant des aliments nouveaux (denrées coloniales), des aliments (légumes verts, volailles, beurre) ou des ustensiles distinctifs (signes d’une plus grande sociabilité). Mais, citant la présence de viande de bœuf ou de porc (p. 185), marqueur de goûts sociaux, il insiste sur le fait qu’un même montant de dépense pour une catégorie d’aliment peut cacher des différences de préférences et refléter des goûts propres. Il ne néglige pas les aspects concrets des pratiques alimentaires, marquées par l’approvisionnement, la cuisine, le repas et prend en compte également les manières de table. Un regard sur l’alimentation hors domicile lui permet de traiter des dynamiques des changements alimentaires et des interactions entre sphères domestiques et publiques, facteurs d’acculturation alimentaire. Une partie est consacrée à une caractéristique propre aux pauvres, la faculté d’adaptabilité. Cette capacité, cette aptitude sont souvent peu mises en valeur dans les écrits consacrés à la pauvreté alimentaire, comme dans la réalité des lieux d’aides alimentaires.

Mange-t-on mieux en ville quand on est pauvre ?

Le dernier chapitre propose une typologie des régimes alimentaires des familles populaires dans la seconde moitié du XIXe siècle, incarnant par des portraits la grande fresque tracée. Se situe-t-on dans la voie ouverte par Alain Corbin cherchant à retrouver « le monde d’un inconnu » (Louis-François Pinagot), comme on « recompose un puzzle à partir d’éléments initialement dispersés » ? La méthode évoque la façon dont des anthropologues américains comme Sidney Mintz recourent à des histoires de vie pour accéder au point de vue emic (la vision interne du social). Ce dernier chapitre cherche ainsi à restituer les facettes alimentaires très diverses provoquées par les situations de pauvreté et la place que représente l’alimentation pour les personnes : une possibilité d’épargne, un plaisir à satisfaire à tout prix, etc. Souscrivant à la définition de « la pauvreté relative » de Serge Paugam, Michel Bonneau distingue misère et pauvreté, et choisit d’exclure les plus pauvres de son propos pour se consacrer au « peuple qui échappe à l’indigence » et à une population de « gens ordinaires très larges, englobant tout le peuple (...) des villes » (p. 32).

Justement, mange-t-on mieux en ville qu’à la campagne ? Dans une période où l’on passe d’une pauvreté « dans une économie des aléas climatiques à une pauvreté engendrée par un système de production » (p. 34), la transition alimentaire des classes populaires urbaines sous l’effet de l’industrialisation pose la question de la part de l’ancienne cuisine paysanne dans la nouvelle cuisine populaire, avec comme marqueur, le recours fréquent à la soupe révélatrice de sa persistance – tandis que la boisson fermentée (alcoolisée) signe l’urbanité des mœurs, comme encore la consommation de viande, tenue comme un critère d’amélioration des régimes alimentaires. On retient l’idée que « la migration en ville rend plus complexe la relation d’interdépendance entre pauvres et sociétés ». La nécessité absolue de maîtriser les budgets est une constante pour les personnes à petits revenus. Les plus pauvres adhèrent immédiatement, à la fin du XIXe siècle, à la pratique commerciale du prix unique qui se met en place (p. 245) [1]. Leur alimentation repose sur l’achat de produits de mauvaise qualité. Et Michel Bonneau d’évoquer notamment les problèmes de fraudes et de falsifications (l’ajout d’eau pour le lait, de fécule dans le pain etc.), de rappeler le cas célèbre de la margarine, ou la façon dont la viande de cheval a été imposée comme succédanée du bœuf. Au fil du texte, d’autres substitutions sont évoquées (les artichauts par les topinambours, par exemple) jusqu’à consacrer une partie, ancrée dans des témoignages surtout littéraires, à l’imaginaire et à la façon dont on oublie la faim par le rêve (p. 326-329). Car les budgets s’équilibrent grâce à la restriction de nourriture. Hier comme aujourd’hui, l’alimentation sert de variable d’ajustement [2]. L’émergence d’un vrai repas le soir est le signe d’une amélioration du niveau de vie (p. 159), tandis qu’actuellement on constate que la suppression d’un (voire deux) repas indique une situation difficile (la faim) qui se camoufle par un emploi du temps compliqué ou un petit appétit.

Dans ce contexte, la débrouille alimentaire apparaît liée à la dégradation des conditions d’accès à l’alimentation mais elle est peut être aussi la forme originale permettant à cette cuisine d’exister de façon autonome. Sont ainsi évoqués des pratiques aussi diverses que l’accommodation des restes, définis comme « une pratique courante chez les pauvres » (p. 110) ou la récupération dans les poubelles illustrée par un témoignage de la Jack London qui conclut (p. 128) : « non seulement l’ouvrier s’alimente mal, mais on lui donne des morceaux dégoûtants à manger » (p. 131). Ainsi se pose la question de ce qu’est l’immangeable et pour qui, question là encore toujours actuelle, en particulier dans les lieux de distribution alimentaire. À cet égard, il aurait pu être intéressant de voir plus développer l’idée de « refus d’aide » (le « dédain des cartes de soupes économiques ») rapidement mentionnée et que l’on peut interpréter comme signes d’une résistance face à l’aide qui est proposée, entachée souvent de jugements moraux. On note ainsi l’idée d’un comportement imprévoyant [3], ou celui d’un défaut de compétence culinaire. L’auteur évoque les ruptures de transmission du fait de l’exode rural ou du travail en usine, des méconnaissances (comme l’art de planter les fruitiers) et lit en creux un corpus d’ouvrages d’enseignement ménager [4].[...]»

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Conferencia Magistral de Noam Chomsky, referente ineludible para pensar la emancipación y la igualdad

 


“Por primera vez, en 500 años, América Latina ha dado pasos significativos hacia la liberación del dominio imperial”, afirmó el académico.

El lingüista, filósofo y activista estadounidense Noam Chomsky brindó el jueves 12 de marzo 2015 una Conferencia Magistral en la que analizó la evolución del sistema internacional en el período posterior a la segunda guerra mundial y los procesos políticos que atraviesan algunos países de América Latina y Europa, durante la jornada de apertura del Foro Internacional por la Emancipación y la Igualdad.
El profesor Anthony Arnove, cuyas palabras introductorias dieron inicio a la conferencia, señaló que “ningún escritor de los últimos tiempos ha hecho tanto por documentar los crímenes de los Estados Unidos y expandir los horizontes de la emancipación y la igualdad como lo hizo Noam Chomsky”.

Arnove consideró a Chomsky “una inspiración para millones de habitantes que en el planeta buscan un mundo mejor, llevando la esperanza incluso en los momentos más difíciles”.

Un Teatro Cervantes colmado y un aplauso enérgico y cerrado dieron la bienvenida al profesor Chomsky, crítico del modelo neoliberal, de las políticas imperiales de los Estados Unidos y referente ineludible de la izquierda norteamericana.

Chomsky hizo referencia a uno de los desarrollos, a su entender, más espectaculares de este período en América Latina: “Por primera vez, en 500 años, América Latina ha dado pasos significativos hacia la liberación del dominio imperial”. Estos son desarrollos, agregó, “de un significado histórico muy profundo que tienen una gran transcendencia para el futuro”.

Figura destacada de la lingüística del siglo XX, Chomsky se ha transformado en uno de los principales críticos de la política exterior de su país, de su dirigencia y en un defensor a ultranza de los derechos humanos.

Durante la Clase Magistral de esta tarde, su análisis giró en torno de las diversas situaciones de crisis y violencia política que enfrentan los pueblos, sobre todo en lo que respecta a la evolución de los asuntos mundiales luego de 1945. “Para fines de la década del '70, la situación estaba cambiando. El ataque neoliberal se aceleró durante los años de Reagan-Tatcher, persistió después de ello y se convirtió en un ataque sobre los derechos humanos básicos y la democracia”, avanzó. Luego, con el colapso de la regulación, Chomsky mencionó que “las crisis financieras comenzaron a aparecer por primera vez desde la Depresión. Pero para los perpetradores, las instituciones financieras, los bancos, las crisis no son un problema a muy serio porque hay una política gubernamental que los protege de cualquier amenaza”.

“A las empresas y a los ricos les va bien, mientras que para la sociedad la situación es otra: sufre, en todo el mundo”, dijo. Y continuó: “En los Estados Unidos, gracias al período neoliberal, la mayoría de la población sufrió estancamiento o declinación. Un indicio es que los salarios reales de los trabajadores hoy en día están al nivel de 1968”.

Con respecto a las políticas de austeridad durante los años de la recesión, el pensador evaluó que “han sido desastrosas; y así lo reconoce incluso el Fondo Monetario Internacional (FMI)”. Sin embargo, completó, “en término de la guerra de clases, están teniendo éxito en erosionar el estado de bienestar y la democracia popular”.

Defensor de la soberanía, la libertad y los derechos de los pueblos, Chomsky destacó el rol de la región frente a los atropellos del capitalismo: “América Latina ha estado a la vanguardia en luchar contra el ataque neoliberal. Esto lo demuestran nuevos movimientos que surgen también en Europa del sur, en Grecia o España”. Y concluyó: “el sistema capitalista estatal global está en uno de sus peores períodos de crisis. Los resultados, como siempre, dependerán de cómo el público responda”.[...]»

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terça-feira, 7 de abril de 2015

Las armas y los ejércitos no dan seguridad

«Las armas han sido concebidas para dar seguridad a quien las posea. Esto es así aparentemente, dado que aquellos que no las posean es posible que sientan temor delante de sus poseedores y se vean empujados a adquirir para sentirse seguros. En el ámbito de los estados, esto ha conducido a una espiral sin límites que recibe el nombre de armamentismo y que tuvo su máximo exponente durante la Guerra Fría. Alarmados por el rumbo que tomaban las cosas delante de un posible holocausto nuclear, algunas mentes sensatas reflexionaron para ponerle freno, y en lo posible, caminar en sentido contrario, hacia un estadio más seguro; el desarme. Como la lista es larga, tan sólo recordar algunos de los que alertaron sobre el peligro de las armas: Bertrand Russell, Alva Myrdal, Alvert Einstein, Bertha von Suttner…Sus argumentos eran simples; si se siente temor delante de un vecino armado, quizás sea mejor dialogar con él para conseguir un mínimo común denominador por lo que respecta al potencial militar y así ambos se sentirían más seguros. Otro argumento igual de convincente era que, si bien se han diseñado armas para defender pertenencias propias, estas armas también han servido para arrebatar las de otro y, en caso de controversia, combatir. Entonces advierten de que en una batalla siempre hay perdedores, con la cual cosa quizás era mejor dialogar y buscar un equilibrio que evitase el sufrimiento de la guerra.

La guerra y la violencia son elementos más costosos de mantener que no el diálogo y la paz

Pero los defensores de las armas continuaron argumentando qué hacer delante de los enemigos que amenazan la seguridad. Un par de sociólogos actuales han intentado dar respuesta a las inseguridades que nos acechan. Ulrich Beck ha denominado el mundo actual como la sociedad del riesgo y Zygmunt Bauman como la sociedad líquida, producto de la etapa postindustrial en la que vivimos, que tienen que ver con las incertidumbres que ha provocado el mundo globalizado y amenazado por la escasez de recursos renovables, el cambio climático, las catástrofes ambientales y nucleares como Chernóbil y Fukushima, hambres y grandes migraciones. Causas de las auténticas inseguridades que sufre la humanidad. Riesgos, peligros y amenazas que no parece que las armas y los ejércitos puedan eliminar.

Pero pese a ello, se persiste en construir el mito del enemigo que nos amenaza y se habla de terrorismo internacional, de crimen organizado, de ataques cibernéticos, la proliferación de armas de destrucción masiva y los conflictos que desestabilizan la paz mundial. Sin lugar a duda es cierto que son peligros y amenazas, pero es necesario volver a insistir que tampoco parece que ninguno de estos peligros pueda ser contrarrestado ni vencido mediante armas y ejércitos. Quizás, lo único, el conflicto armado pero recurriendo de nuevo al sentido común, sería menos costosa su prevención y solución a través de medios de presión política, de embargo aconómico y comercial, o de conferencias de paz, que no a través del uso de la fuerza.

El punto crítico por el cual los estados, especialmente en los países industrializados, defienden la pervivencia de los ejércitos nacionales, es la defensa de otro tipo de interese menos espurios que el terrorismo y otros de los expuestos. Se trata de la defensa del sistema de vida que impera en el llamado ‘primer mundo’. Un sistema que no está dispuesto a permitir que nadie ponga obstáculos a la obtención de recursos naturales, materias primeras, la circulación de mercaderías, capitales y servicios, muy especialmente los preciados hidrocarburos. Esta es la causa principal de los conflictos en Oriente Próximo. Y por eso no dudan en estar fuertemente armados para intervenir cuando sea necesario; disponer de bases militares repartidas estratégicamente por múltiples lugares; barcos de guerra que controlan la circulación marítima de los recursos. Un sistema depredador que necesita de la extracción de recursos no renovables que sitúa el planeta al borde de su agotamiento y que hipoteca el buen vivir de las generaciones futuras.

Llegados a este punto, conviene reflexionar en sentido pragmático. Es decir, si el uso de la fuerza a través de la guerra ha sido la forma más razonable para resolver conflictos. Porque vistos los resultados post-bélicos, en la mayoría de ocasiones las guerras no han resuelto los conflictos, sino que en muchos casos se han enquistado y posteriormente se han reabierto en innombrables nuevos conflictos, tardando generaciones en resolverlos. Entonces, quizás habría sido más práctico buscar la solución de las controversias por otro medios y la humanidad se hubiese evitado los enormes sufrimientos y destrucción que proporciona la guerra. De aquí surgieron los estudios de polemología, y posteriormente los de prevención y de resolución de conflictos, que han derivado en la creación de organismos y centros, tanto académicos como de intervención con el propósito de pacificar los conflictos con otros medios que no sean la guerra.[...]»

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La naissance de la puissance canadienne


 
«À première vue, la décision de rééditer l’ouvrage Le Canada. Puissance internationale du géographe André Siegfried peut surprendre : publié en 1947, quel pourrait être l’apport contemporain de cette monographie du Canada au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, hormis celui de témoignage historique ? En effet, malgré la préface de Jean-Michel Lacroix, professeur émérite de civilisation nord-américaine, le lecteur reste sur sa faim quant aux motivations de cette réédition. Près de soixante-dix ans après sa rédaction, l’ouvrage de Siegfried est-il encore pertinent pour comprendre le Canada d’aujourd’hui ?
À demi-mot, la préface laisse entrevoir les motivations de cette réédition, sans jamais toutefois les énoncer explicitement : l’ouvrage d’André Siegfried témoignerait de qualités d’analyse visionnaires quant aux évolutions du Canada dans la seconde moitié du XXe siècle, analyses qui seraient toujours pertinentes pour les études canadiennes contemporaines. Les principaux faits biographiques de l’auteur, qualifié de « Tocqueville du Canada » sont également présentés rapidement et le contenu des différents chapitres est décrit plus en détails. Jean-Michel Lacroix conclut ainsi que « L’ouvrage pionnier de Siegfried sur le Canada conserve toute sa saveur à l’heure actuelle » .

André Siegfried (1875-1959) est avant tout connu pour ses travaux de géographie politique, notamment le Tableau politique de la France de l’Ouest (1913) et la Géographie électorale de l’Ardèche sous la Troisième République (1949), mais beaucoup moins pour ses essais de relations internationales et ses monographies. Ce géographe a en effet parcouru le monde et accordé une grande place aux voyages de terrain dans ses écrits. Le Canada. Puissance internationale est ainsi une monographie très complète du pays, mise à jour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.


L’ouvrage réédité ici correspond à la 4e édition d’un livre originellement publié en 1937. L’ambition initiale de Siegfried était d’étudier « la position internationale du Canada dans l’équilibre économique et politique du XXe siècle » . Les analyses de Siegfried s’ancrent dans une bonne connaissance géographique du Canada – il a à plusieurs reprises traversé le pays d’est en ouest – étalée sur presque cinquante ans, l’auteur y ayant effectué des voyages réguliers entre 1898 et 1945. C’est d’ailleurs à l’occasion de son dernier séjour canadien qu’il a ressenti la nécessité de remanier son ouvrage, afin d’inclure les profondes transformations du pays, induites par la Seconde Guerre mondiale, notamment sur son secteur manufacturier. La reproduction des préfaces de la première et de la quatrième éditions donne alors à voir les évolutions des analyses de Siegfried sur le Canada.
Le livre est divisé en quatre parties, de longueurs inégales, qui traitent respectivement de la géographie (deux chapitres, 27 pages), de la démographie (quatre chapitres, 45 pages), de l’économie (cinq chapitres, 74 pages) et de la politique (six chapitres, 88 pages) du Canada. Ce découpage thématique reflète une organisation du propos qui apparaît datée aujourd’hui. Les nombreuses illustrations sont à souligner puisque le livre comporte par moins de treize cartes.

Selon Siegfried, le Canada est fondamentalement tiraillé entre Nord et Sud tout d’abord, Ouest et Est ensuite, des oppositions qui s’expliquent par les héritages historiques et les caractéristiques géographiques du pays. C’est ainsi une grille de lecture à quatre entrées qui est proposée par l’auteur pour comprendre les dynamiques canadiennes, opposant d’une part un est québécois sous influence francophone et française avec un ouest marqué par la domination de la civilisation britannique, et opposant d’autre part un Grand nord qui incarne l’originalité canadienne avec la bordure méridionale du pays qui peine à se distinguer des États-Unis voisins.

Dans l’articulation de ces axes de lecture réside la caractéristique principale du Canada, à savoir sa « dualité » à l’origine du « problème canadien » . Selon Siegfried, cette tension est à l’origine de la force du Canada, mais aussi de sa plus grande faiblesse : le pays est « né de cet équilibre entre deux attractions », or si cet équilibre venait à se rompre, « c’est l’existence même du Canada qui serait remis en question » . L’ouvrage est ainsi construit sur la mise en regard des « Canadiens français » et des « Canadiens britanniques », qui révèle une « opposition de religion, exprimant le contraste essentiel de deux civilisations, de deux traditions, de deux conceptions de la vie » . En cela, le propos de Siegfried semble toujours d’actualité, au vu des difficultés pour le Canada de combiner ses deux principaux héritages culturels, francophones et anglo-américains.


Dès lors, Siegfried s’émeut du danger représenté par une possible « américanisation » des « Canadiens français », qui résulterait de la lente mais inéluctable attraction exercée par les États-Unis. La proximité états-unienne revient en effet comme un leitmotiv tout au long de l’ouvrage, proximité contre laquelle le Canada doit lutter pour affirmer son autonomie et sa spécificité. L‘auteur va jusqu’à parler de « paradoxe politique » canadien qui s’exprime par le fait que le Canada n’a « aucune personnalité particulière, et aucune différence géographique ne le sépare au Sud de son grand voisin ; d’où un problème de gravitation » . Le combat avec les États-Unis est plus loin présenté comme perdu d’avance : « Pour se défendre de ce grand frère géant, [le Canada] est condamné, on le comprend, à se faire lui-même américain, et, quoi qu’il fasse, il risque toujours d’être une annexe, « brillant second », mais second quand même. » 
Dès le milieu du XXe siècle, Siegfried a ainsi su mettre en évidence la complexe construction identitaire canadienne, tiraillée entre langues française et anglaise, entre héritage européen et influence états-unienne. On est alors agréablement étonné de relever tout au long de l’ouvrage des analyses encore pertinentes aujourd’hui pour comprendre le Canada contemporain, voire des réflexions visionnaires. Siegfried a su pressentir les évolutions du Canada qui l’ont profondément transformé dans la seconde moitié du XXe siècle. Les éléments les plus marquants sont la lucidité de l’auteur sur l’importance de l’immigration dans la constitution du Canada  ; la modernité de la condamnation de la mécanisation de l’agriculture et des conséquences environnementales négatives qu’elle engendre  ; la prémonition de l’ALENA  ; ou encore les analyses visionnaires sur le rôle géostratégique du Grand Nord, aussi bien dans les secteurs minier, des transports, ou encore de la défense militaire.

Plus largement, Le Canada. Puissance internationale est un ouvrage qui se caractérise par de belles descriptions littéraires, notamment des paysages du Grand Nord et des plaines agricoles, et par un véritable souci de scientificité du propos. On peut ainsi noter les références nombreuses aux statistiques (recensement de 1941) et la présence de cartes, qui peuvent intéresser aussi bien l’historien que les adeptes de géographie historique.


Néanmoins, l’ouvrage apparaît daté sur plusieurs aspects, ce qui peut éventuellement gêner un lecteur peu habitué aux ouvrages de cette époque. Le vocabulaire employé témoigne d’usages d’un autre temps, particulièrement quand Siegfried traite des questions d’immigration, comme en témoigne l’emploi de termes qui seraient aujourd’hui considérés comme racistes. On peut aussi reprocher à Siegfried une analyse parfois binaire, opposant de façon presque manichéenne les « Canadiens britanniques » et les « Canadiens français », notamment dans l’analyse des pratiques agricoles. Derrière cette opposition binaire de « l’entrepreneur de culture » britannique qui rechercherait avant tout le « confort » et « le paysan lié à la polyculture » français, qui témoignerait de qualités de sacrifice et d’épargne, transparaît une valorisation quelque peu archaïque de l’agriculture vivrière et une dénonciation très forte de l’agriculture capitaliste dominante dans l’ouest du Canada.
Enfin, le principal reproche que l’on peut faire à cette publication est l’absence d’un véritable travail d’édition. L’absence d’annotations et de commentaires explicatifs atténue fortement l’appréhension de l’ouvrage de Siegfried pour le lecteur contemporain. La quatrième partie souffre plus particulièrement de cette absence : la compréhension des enjeux politiques est difficile pour le non-spécialiste, Siegfried ne précisant le plus souvent pas les fonctions exactes des hommes politiques dont il parle, ni n’explicite les événements politiques et historiques qui ont façonné la vie politique canadienne dans la première moitié du XXe siècle. La quatrième partie, pourtant la plus longue, est dès lors la moins accessible de l’ouvrage, ce qui réduit fortement la portée de cette réédition.[...]»

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segunda-feira, 6 de abril de 2015

La simulación política | Sustitución de la realidad por la hiper-realidad

«La simulación es un tema trabajado por Jean Baudrillard, se refiere a las estrategias de la apariencia, a las estrategias de la seducción, a la sustitución de la realidad por la hiper-realidad, es decir, por la virtualidad. Hablamos de los extremos de la experiencia vertiginosa de la modernidad, experiencia figurada como cuando todo lo sólido se desvanece en el aire[1]. Esta modernidad extrema radicaliza la experiencia estética, las experiencias del gusto y del placer, acompañadas por sus representaciones plásticas. No se olvide que la modernidad nace como concepto estético, concebido por los poetas malditos, que representa la experiencia del trastrocamiento urbano, la sensación de suspensión de valores, de transformación de instituciones, de demolición de estructuras[2]. Experiencia también expresada en la narrativa romántica del Fausto de Goethe. Según Baudrillard esta experiencia de dilución y evaporación se habría radicalizado y extendido convirtiendo a la sociedad en un sistema de simulaciones. La idea, el concepto, la configuración de simulación se convierte en una de las claves para comprender la experiencia extrema de la modernidad radicalizada, junto al concepto de ilusión y de realidad, convertida en virtualidad, en hiper-realidad.
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Jean Baudrillard escribe en El crimen perfecto:
Esto es la historia de un crimen, del asesinato de la realidad. Y del exterminio de una ilusión, la ilusión vital, la ilusión radical del mundo. Lo real no desaparece en la ilusión, es la ilusión la que desaparecen la realidad integral[3].
Un poco más adelante, en al capítulo dedicado a la definición de El crimen perfecto, escribe:
Si no existieran las apariencias, el mundo sería un crimen perfecto, es decir, sin criminal, sin víctima y sin móvil. Un crimen cuya verdad habría desaparecido para siempre, y cuyo secreto no se desvelaría jamás por falta de huellas[4].
Cuando se refiere a la simulación dice:
En el horizonte de la simulación, no sólo ha desaparecido el mundo sino que ya ni siquiera puede ser planteada la pregunta de su existencia. Pero es posible que esto sea una treta del mundo[5].
Después de dar el ejemplo de los iconoclastas de Bizancio que hacen desaparecer a Dios cuando precisamente quieren darle más gloria a través de la profusión de sus imágenes, escribe:
Lo mismo hacemos con el problema de la verdad o de la realidad de este mundo: lo hemos resuelto con la simulación técnica y con la profusión de imágenes en las que no hay nada que ver[6].
A la simulación se opone la ilusión, empero también la posibilita, a través de una relación laberíntica. Baudrillard anota:
Existe algo más fuerte que la pasión: la ilusión. Existe algo más fuerte que el sexo o la felicidad: la pasión de ilusión[7].
En el capítulo sobre El fantasma de la voluntad, se refiere a la ilusión radical:
La ilusión radical es la del crimen original, por el cual el mundo es alterado desde el inicio, jamás idéntico a sí mismo, jamás real. El mundo sólo existe gracias a esta ilusión definitiva que es la del juego de las apariencias, el lugar mismo de la desaparición incesante de cualquier significación y de cualquier finalidad. No sólo metafísica: también en el orden físico, desde el origen, sea el que sea, el mundo aparece y desaparece perpetuamente[8].
Refiriéndose al mundo dice:
El exceso está en el mundo, no en nosotros. El mundo es lo excesivo, el mundo es lo soberano.
Esto nos previene de la ilusión de la voluntad, que también es la de la creencia y el deseo. La ilusión metafísica de existir para algo, y de hacer fracasar la continuación de la nada[9].
En cuanto a lo real, la definición es aplastante:
Lo real es el hijo natural de la desilusión. No es más que una ilusión secundaria. De todas las formas imaginarias, la creencia en la realidad es la más baja y trivial[10].
Cerrando estas citas, en el capítulo sobre la ilusión radical, escribe:
Así pues, el mundo es una ilusión radical. Es una hipótesis como otra cualquiera. De todos modos, es insoportable. Y para conjurarla hay que realizar el mundo, darle fuerza de realidad, hacerle existir y significar a cualquier precio, eliminar de él cualquier carácter secreto, arbitrario, accidental, expulsar sus apariencias y extraer su sentido, apartarlo de cualquier predestinación para devolverle a su fin y a su eficacia máxima, arrancarlo de su forma para devolverlo a su fórmula. La simulación es exactamente esta gigantesca empresa de desilusión – literalmente: de ejecución de la ilusión del mundo a favor de un mundo absolutamente real[11].
Cuando ocurre esto la realidad en tiempo real no sólo se vuelve virtual sino que desaparece. Hay como un origen ilusorio y como un fin de desaparición virtual, como producto de la simulación total. La simulación hace desaparecer la realidad al convertirla en una sombra de la simulación, una sobra de la sombra, de la virtualidad. La ilusión se opone a la realidad no sólo como el origen al fin, sino también como la indiferenciación afortunada se opone a la indiferenciación desafortunada. Baudrillard escribe:
Hay que devolver su fuerza y su sentido radical a la ilusión, tantas veces rebajada al nivel de una quimera que nos aleja de lo verdadero: de aquello con que se disfrazan las cosas para ocultar lo que son. Pero la ilusión del mundo es la manera que tienen las cosas de ofrecerse para lo que son, cuando no son en absoluto. En apariencia, las cosas son tal como se ofrecen. Aparecen y desaparecen sin dejar traslucir nada. Se despliegan sin preocuparse por su ser, y ni si quiera por su existencia. Hacen señales, pero no se dejan descifrar. En la simulación, por el contrario, en ese gigantesco dispositivo de sentido, de cálculo y de eficiencia que engloba todos nuestros artificios técnicos incluyendo la actual realidad virtual, se ha perdido la ilusión del signo a favor de su operación. La indiferenciación afortunada de lo verdadero y lo falso, de lo real y lo irreal, cede ante el simulacro, que, en cambio, consagra la indiferenciación desafortunada de lo verdadero y de lo falso, de lo real y sus signos, el destino desafortunado, necesariamente desafortunado, del sentido en nuestra cultura[12].
Como se puede ver, la simulación, la ilusión y la realidad conforman un triangulo prohibido o, si se quiere, usando otra metáfora, el Triángulo de las Bermudas. Ocurre que la simulación expresa elocuentemente la experiencia misma de la modernidad en su forma plástica de imitación; no exactamente a través del procedimiento de la metáfora, sino de la metonimia, de la sustitución de una cosa por otra. Empero, la modernidad no es solamente simulación, sino también el mito del origen y el desvanecimiento de la realidad.
Este es el contexto teórico que usamos para referirnos a la simulación política, simulación que contiene un tipo de sustitución, de suplantación, si se quiere, de metonimia, que calificamos de impostura, que no es otra cosa que una figura para representar un tipo de suplantación. Como se puede ver, con el uso de estos términos no pretendemos descalificar, ni juzgar, sino tan sólo describir un fenómeno político que forma parte, si se quiere, de la granfenomenología de la modernidad. Esperamos acercarnos a esta intención descriptiva, en ayuda a la interpretación delacontecimiento político, sus singularidades y personajes.

Figuras de la impostura
¿Qué es un impostor? ¿Un embaucador? ¿Un charlatán, un mentiroso, un embustero, un tramposo, un defraudador, un simulador, un falaz, un fanfarrón, un estafador? Hemos mencionado una lista de sinónimos. ¿El impostor es uno de los sinónimos? ¿Es toda la lista, comprendiendo una curva de posicionamientos y de estilos? Todo depende de lo que queramos significar, lo que queramos decir, quizás lo que queramos describir, mediante aproximaciones figurativas. Empero, la pregunta más difícil es ¿quién es el impostor? ¿Qué clase de sujeto es el impostor? Además de preguntarnos ¿hay el impostor? ¿Es ese el problema o es otro? Fuera de añadir un problema nuevo u otra característica del problema enunciado, ¿si el que llamamos impostor no cree, no considera que lo sea, no es consciente de que actúa en función de una simulación, sino que efectúa su puesta en escena creyendo efectivamente en el guión, que en este caso no sería un libreto, sino un drama personal, historia de vida, el recorrido tortuoso de una subjetividad partida; es decir, una escisión de la personalidad, una actuación comprometida con su propia ilusión? No es fácil resolver estas tramas subjetivas. Pero, entonces, ¿podemos usar este término, impostor, impostura, para referirnos a alguien que actúa constantemente ante un supuesto público, auditorio convertido, en el imaginario del sujeto en cuestión, en masa de espectadores? Hagamos la pregunta directa: ¿es el político un impostor? ¿Actúa permanentemente ante el pueblo, población reducida, en su imaginario, a masa espectadora asombrada de sus actos osados?
Indudablemente el político es un personaje connotado de nuestro tiempo, de nuestra contemporaneidad, moderna, democrática, representativa, de campañas electorales y campañas publicitarias, dispuestas en escena colosales y concentraciones multitudinarias. El político no es el anti-héroe de la novela, sino algo más modesto, es el perfil de sujeto más desvaído de la experiencia de la modernidad, que expresa elocuentemente los dilemas y las tribulaciones del deseo de poder. Hay cierta mediocridad asociada a las atribuciones del político. No se requiere gran talento, aunque algunos lo presuman; no se requiere de una condición moral irreprochable, al contrario ésta puede convertirse en un obstáculo para la necesaria flexibilidad de la práctica política. No se requiere de sabiduría, aunque algunos ostenten tenerla; tampoco se requiere de compromiso, aunque en el pasado lo haya tenido, aunque entienda ahora que el compromiso es con el Estado, “sagrada” institución que se ha convertido en su causa; antes, en cambio, se trataba de una causa ideal, de la búsqueda de una utopía. Incluso pasa algo extraño con el político, el hombre convertido en político, ocurre una especie de pérdida de atributos en aras de un cambalache; si antes tenía cualidades, las pierde ante las exigentes condiciones de presión del ejercicio del poder. Al parecer, no parece haberse dado un género literario que se haya ufanado en descifrar la composición subjetiva de semejante personaje. Hay una que otra novela que se detiene en la historia de una persona especifica, como El señor presidente, de Miguel Ángel de Asturias, Yo El supremo, de Roa Bastos, también sobre La candidatura de Rojas, de Armando Chirveches, y otras más por el estilo; empero, esta narrativa no se dedica a la subjetividad del político, sino al itinerario subjetivo de una persona renombrada dedicada circunstancialmente a la política, o, en su caso, a la pretensión desolada de la dominación absoluta, refiriéndose a las características propias de una persona específica, el dictador, catapultada a la cumbre borrascosa del poder. Lo que falta es convertir a este sujeto político en personaje, comediante que tiene características repetitivas, con uno que otro matiz, con una y otra diferencia; empero manteniéndose el perfil compartido. Diríamos entonces tipo, no necesariamente individualizado, sin embargo, dosificado, donde la composición de las características generales parece repetirse. De todas maneras, ahora no estamos intentando hacer una novela ni proponer una, sino intentando analizar las analogías más sobresalientes y repetitivas del político, personaje característico de las ambivalencias de la modernidad y de las suplantaciones de la representación.
En el campo de la sociología Max Weber escribe sobre la diferencia del científico y el político[13], atribuyéndole al primero un comportamiento racional y obligado a la objetividad, en tanto que al segundo le atribuye un comportamiento emotivo e inclinado a la subjetividad, que comparte valores. Esta diferenciación y su tipología correspondiente incumben a modelos abstractos, a una distinción metodológica que lleva a exigir al científico a dejar sus valores en la puerta antes de comenzar una investigación, pues tiene que realizar un análisis objetivo y evitar dejarse llevar por sus valorizaciones. Esta distinción del sociólogo no es una clasificación de los tipos políticos, sino una distinción efectuada y demarcadora desde el campo científico respecto del campo político. Es como una especie de limpieza de lo que pueda haber en el sociólogo de inclinación política. Este género de escritura denotativa, la sociología, no ha efectuado una clasificación de los tipos políticos. Pierre Bourdieu en el análisis del campo político confecciona una descripción topográfica y estructural de la distribución de las fuerzas políticas; cuando analiza el habitus se refiere a la internalización del campo en el sujeto o en la subjetividad social. Ciertamente el concepto de habitus nos sirve para profundizar la constitución de lo político, de la institucionalidad política, de los imaginarios políticos, ayudándonos a comprender mejor la diferenciación vaporosa del detalle de los tipos políticos. Tomando en cuenta esta perspectiva de campo político, podemos ver que no es posible hacer una clasificación general, universal, apropiada a distintos contextos, periodos y coyuntura. Es indispensable tener en cuenta que cualquier clasificación es, en todo caso, provisional, una herramienta descriptiva para aproximarnos a la variedad de conductas y comportamientos de los que llamamos políticos de profesión.

En la filosofía antigua, la griega, Aristóteles escribe sobre la política y define al hombre como un ser político, es decir, un ser de la polis, inclinado a la organización, a la administración y a las formas de gobierno. Platón, su discípulo, continúa esta ruta, en El político define al político como pastor de rebaños, también como soberano tejedor. A propósito Cornelius Castoriadis en El político de Platón hace una sugerente anotación comparando al filósofo y al político en los escritos de Platón, usando un esquema estructural[14]. Dice que el verdadero saber se opone al falso saber, entonces el filósofo se opone al sofista; ahora bien, la verdadera praxis corresponde al político, en tanto que la falsa praxis corresponde al demagogo. Tomemos el escrito de Platón como una crítica a los políticos de su tiempo, griegos, sobre todo atenienses, particularmente contra Temístocles; crítica que distingue el ideal del político de lo que efectivamente se da como perfil subjetivo. Esta distinción de la antigüedad griega, ateniense, que hace Platón, puede servirnos para distinguir también la diferencia entre un ideal, lo que se espera, del político, de su efectiva práctica; también puede ayudarnos a situar la comprensión de la diferencia entre la Ley y su administración ilegal, acaecida en la práctica política. Podemos también hacer otras anotaciones sobre referencias al “político” en textos antiguos, forzando un poco los términos, pues se refieren al soberano y al guerrero, esta vez hechas en el texto sagrado veda deEl Bhagavad-Gita, cuando Krisna enseña a Arjuna el conocimiento absoluto, hace la distinción entre lo espiritual y lo material, pero también la necesidad de que el guerrero se desempeñe en el campo de batalla, despreciando a la muerte y colocándose por encima de las sensaciones y contingencias temporales. Podríamos sugerir una interpretación de estas partes dedicadas al “político” en el Canto a la divinidad; la responsabilidad del “político” es mantener el equilibrio.
Podemos seguir ampliando nuestro recuento, lo que hace interesante este recorrido y esta reflexión; sin embargo, en estos textos no estamos ante una clasificación de tipos políticos, sino ante diálogos que nos llevan a la verdad de la filosofía y a la verdad de la “política”, así como ante enseñanzas que preparan al soberano tanto para el conocimiento de lo absoluto así como para cumplir con sus responsabilidades en la Tierra. Todo esto nos ayuda a comprender que los temas de gobierno y de ética, que podemos aproximarlos forzadamente a la cuestión política, eran de preocupación desde la antigüedad. Podemos incluso acercar el concepto de demagogia de Platón a lo que llamamos ahora la simulación política, también la calificación de El Bhagavad-Gita de pasiones perversas a las inclinaciones de los que usurpan el poder; pero, lo que nos interesa en este ensayo es dibujar un cuadro provisional de las conductas políticas en una modernidad heterogénea y abigarrada.
El problema o el desafío que nos plantea el perfil ilusionista del político nos recuerda que conocemos poco de los espesores y recovecos de la subjetividad humana. En el caso que nos ocupa, cuando la persona, cualquiera sea ésta, incluso más sencilla, sin mayores pretensiones, se ve sometida, puesta a prueba, en las atmósferas y climas del poder, parece que se desencadena algo en su cuerpo, experiencia que lo transforma, convirtiéndola en alguien que disfruta de ese deleite de poder, que satisface el deseo de dominio. Cuando se da lugar a la complacencia, al gusto por el disfrute del poder, la persona ha cambiado, es otra. La subjetividad política es una construcción representativa de este gusto, este deleite y deseo de poder. Entonces el sujeto de esta subjetividad, si se puede hablar así, entra como a un tren que lo encarrila a conservar este escenario, la repetición compulsiva de la escena, esta disposición estructural al poder y a la dominación, que lo ha alejado de los mortales y lo ha acercado a los dioses y los demonios.

Es aleccionador observar el comportamiento de los políticos, sobre todo cuando están en el poder. Las atmósferas y climas de poder, la ceremonialidad del poder, que forma parte de su suelo, de su territorio institucional, los llevan tan lejos que los desconectan de la “realidad”, por lo menos de aquella vivida cotidianamente por los ciudadanos, a quienes se dirige con sus discursos y para quienes actúa. Lo que dice es siempre legítimo, es siempre la verdad, aunque esta legitimidad devenga de la representación y de la estructura jurídica, aunque esta verdad sea producto del poder, de esa objetividad burocrática del poder que se construye con informes, descripciones oficiales, estadísticas estatales. Por otra parte, el político siempre encuentra argumentos convincentes, aunque cueste sostenerlos empíricamente. Puede convencer del beneficio de proyectos más dudosos o claramente destructivos. Siempre hay una verdad superior, si no es la razón del Estado, es la necesidad de desarrollo, es una estrategia histórica o una geopolítica elaborada para articular un espacio fragmentado.
A veces el político es cuidadoso, hasta cauteloso, otras veces es torpe y arronjado. Le gusta a veces mostrarse pensativo, reflexivo, mostrarse como sabio, como alguien que se detiene a meditar antes de decir alguna palabra; otras veces, en cambio, prefiere amenazar, mostrarse como un castigador, ser inflexible, manifestar su determinación implacable. El político en el poder llega hasta diferenciar los distintos escenarios con mucha sutileza, tiene para cada ocasión un discurso distinto; discierne a los interlocutores, busca agradar a todos con distintas respuestas, con diferentes disertaciones, aunque estas terminen siendo contradictorias. No importa que en un lugar diga una cosa y en otro lugar otra. Lo importante es convencer o, como dice algún analista político atribulado, acumular convencidos, someterlos a su telaraña, controlarlos, de tal forma que forme parte de sus “tejidos”. Se compara con un “tejedor”, aunque no se sepa qué “teje” exactamente o si su “tejido” termina siendo un embrollo. Lo que importa es su propio auto-convencimiento; se construye una imagen propia, satisfactoria, podríamos decir narcisa. La imagen que tiene de sí mismo la llega a comentar hasta en público, en alguna ocasión imprevista. Ahí aparece como el sabio político, el estratega, el que siempre hace algo con algún objetivo, todos sus actos tienen un sentido, se dirigen a algo. No hay nada improvisado. Los que no se dan cuenta lo que hace son los mortales, que no tienen el privilegio de sus perspectiva, de ver varios panoramas. Por eso dice, todo depende cómo se mire, de qué panorama se trata, local, nacional, regional, mundial. Cómo se puede ver, tenemos cartas para todo, escoja usted.

Haremos una digresión en relación a la metáfora del “tejido” como tarea del político. La hemos encontrado en una interpretación de un atribulado analista político contemporáneo, también la volvemos a encontrar en las exposiciones de Cornelius Castoriadis sobre El político de Platón, criticando la posición ambigua de Platón en El político, rescatando más bien su posición en Las leyes. Por último, encontramos la metáfora del “tejedor” en el mismo Platón, en su escrito citado. En los diálogos del joven Sócrates con el Extranjero sale a relucir esta segunda definición del político como “tejedor”. El político sería un “tejedor” porque su tarea es hilar las distintas artes de la sociedad y lograr un equilibrio, el “tejido” político sería el arte primordial que es capaz de articular las distintas artes logrando una armonía en la ciudad. Empero la tesis de Platón supone la presencia del soberano que abole las leyes y se dedica a “tejer”, a gobernar, hilando el tejido de la polis, la composición adecuada de las fuerzas de acuerdo a las circunstancias. Castoriadis dice que esto es dejar la política a la soberanía del soberano, suspendiendo las leyes y la democracia. Esto tiene que ver con la crítica desplegada por Platón a la forma de gobierno democrática. Extraña que, en este caso, en este diálogo, se aparte de lo planteado en Las leyes y en La República, donde relaciona gobierno con virtud. La metáfora del “tejedor” entonces sirve para justificar el papel excepcional del soberano. ¿Qué significa la metáfora del “tejedor” en el atribulado analista político contemporáneo? El soberano, en este caso, el presidente, también “teje”, pero no las artes de la ciudad, sino alianzas, suma fuerzas, articula territorios y organizaciones, compromete a dirigencias, las vincula y orienta de acuerdo a una perspectiva. Empero, este “tejido” se lo hace saltando las decisiones democráticas de las comunidades, de los sindicatos, de los municipios, de las regiones. No se respeta a sus candidatos elegidos, se impone otros, considerados más afines a la perspectiva del gobierno. Hay algo análogo a estos “tejidos”, el de la metáfora griega de Platón y el de la metáfora del atribulado analista político, ambos “tejidos” no son democráticos; son el arte del soberano para lograr equilibrios o para construir alianzas. El soberano es como un “hilandero” que “teje” destinos, se encuentra sobre las instituciones, las leyes, la democracia. El uso de esta metáfora, su desplazamiento metafórico, trastoca la figura inicial del tejedor, del sentido del tejedor y del tejido, para hacer prendas de vestir, para hacer textiles útiles, textiles ceremoniales, textiles de escritura geométrica. Se pierde el arte del tejedor para ser suplantado por el arte del político, que es más bien un “arte” para amarrar y hacer nudos. La trama que aparece es otra, la trama del poder. En el discurso del analista político se legitima los atributos excepcionales del soberano, el colocarse sobre las instituciones, las leyes y la democracia.
El político también se muestra como un hombre sacrificado, hace gala de su entrega, de su renuncia a la vida privada, del tiempo dedicado a las grandes tareas estatales por el bien público. No hay horario. Cuando se dedica a su vida privada sólo es para concederle breves lapsos, pequeños momentos, donde tampoco deja de actuar. Donde vaya, ante los allegados, ante la esposa, ante los familiares, ante los amigos, no deja de ser un actor. Siempre siente que está en un escenario, no puede dejar de desempeñar su función simbólica, es el centro en todas estas ocasiones. Está condenado a repetir el papel de elegido, incluso en la vida privada; las fronteras entre lo público y lo privado se han borrado, después de haberse borrado, hace tiempo, los perfiles de lo que alguna vez ha sido y el personaje que representa. Al respecto, en descuento del sujeto en cuestión, podríamos recordar que todos los políticos también nacen pequeños, parafraseando el título de la película Werner Herzog: También los enanos empezaron pequeños.

Hay por cierto toda clase de políticos, se puede hacer su taxonomía. Empero no podemos perder de vista ciertos rasgos generales que caracterizan un tipo de comportamiento ante la sociedad. La distribución de estas características generales varía, dependiendo de la individualización. Nos interesa definir un tipo, una composición más o menos manifiesta, no tanto como promedio, sino como conjunto de rasgos repetitivos, aunque esta repetición se efectúe de manera variada. Por otra parte, tampoco se trata de perder la variedad misma de políticos, la distribución dosificada de las características compartidas. Ciertamente, como en la base de esta clasificación, aparecen, en su distribución masiva, como una masa significativa de políticos de base, a quienes no les importa las apariencias, son como operadores, cumplen órdenes, optan más bien por satisfacer los caprichos de los “jefes”, compensando su sumisión con la obtención de beneficios colaterales, mas bien pedestres y vulgares, que los placeres del teatro político y la ilusión de prestigio de los jerarcas; prefieren la inclinación al enriquecimiento privado, instalándose en redes clientelares y circuitos de influencia, en mecanismos de extorsión y prácticas de corrupción. En todo caso, de lo que se trata es que todas estas redes sean invisibles o, en el mejor de los casos, opacas. Este sujeto de base, operador, es un político sin escrúpulos, que contrasta con el otro, que ya definimos en parte, el que actúa respondiendo a una trama donde aparece como predestinado. A este último, que es como la cima de una suerte de clasificación de los tipos de políticos, sí le interesan las apariencias; es más bien cuidadoso y evita, en lo posible, hallarse involucrado en actividades pedestres y con intereses vulgares, menos en actividades corrosivas como las relativas a la corrupción. Estos dos tipos, el tipo de político predestinado y el operador vulgar, dibujan no sólo un intervalo de variedades te tipos y perfiles políticos, sino que son como los polos opuestos, que, sin embargo, se complementan, se necesitan mutuamente. El “predestinado” requiere de quienes realicen la guerra sucia, las tareas indecorosas, pues él se encuentra tan alto, tan distante, ejerciendo su labor encomiable en la guerra limpia. El operador, en cambio, requiere del “predestinado” para que ampare y cubra sus propias acciones. Así como la idea de dios requiere la idea del demonio y la idea del demonio requiere de la idea de dios. En la trama celestial, ambas figuras se complementan en la economía política sagrada; en tanto que, en la trama terrenal, las otras figuras se complementan en la economía política del poder.
Siguiendo con la clasificación, como en el medio de esta polarización figurativa de los tipos políticos aparece, en el escalafón de la taxonomía, otra figura política de mando, las autoridades. Éstas cumplen, pero, también deciden; quizás están más cerca de la materialización de las decisiones que las altas jerarquías, los que “sintetizan” la representación, los que simbolizan al Estado. Las autoridades son designadas, son como una extensión del poder de los elegidos; no representan, pero, son como la irradiación de la representación; entonces utilizan esta proximidad y ejercen a su modo, como en una división del trabajo, la dominación. Las autoridades ejecutan, están directamente ligados a los mecanismos institucionales, de ejecución, administración y gestión. Estas autoridades son de la confianza del presidente, gobiernan como en una miniatura del país, que son sus ministerios. Se encuentran también en una cumbre, aunque no de las más altas de la cordillera del poder; por lo tanto también están dentro de escenarios, obligados a puestas en escena, aunque no tengan el alcance y el resplandor de los monumentales montajes y puestas en escena de los jerarcas del poder. Pero, esta experiencia es suficiente, como para padecer también una transformación psicológica. El uso mismo del lenguaje cambia, el tono; no sólo porque tienen que dar órdenes y garantizar la disciplina institucional, sino porque también ellos creen en su papel, siguen el guion, otro libreto. Hablan también a los mortales, quienes tienen que terminar de comprender la situación, las difíciles tareas que les toca emprender, las dificultades técnicas y administrativas de sus gestiones ejecutivas. Estos personajes se involucran directamente, diariamente, no solamente en lo relativo a sus tareas ejecutivas, sino en lo que concierne a su exposición ante la opinión pública. Hacen las declaraciones respectivas, justifican los actos del gobierno, hasta los actos y las frases del presidente. Son los que tienen que mostrar siempre el lado positivo, son los que tienen que darle la vuelta a la adversidad, los que tienen que mostrar que todo anda bien, que todo se hace convenientemente, aunque empíricamente no parezca que eso ocurre. Son los personajes más convencidos de la buena gestión, pero también los que terminan siendo los chivos expiatorios, como se dice popularmente, son los “fusibles”. Sus periodos de existencia son variados; pueden ser improbablemente prolongados, durar la gestión de gobierno, que es lo que menos ocurre; son pocos los privilegiados que gozan de esta perdurabilidad. Las más de las veces sus periodos de existencia son mas bien cortos; salen cada que hay una crisis. Por lo tanto, a diferencia de los “predestinados” tienden, en distintas circunstancias, a manifestar debilidades, a mostrarse a veces inseguros, a asumir su responsabilidad. De lo que se trata es de salvar a las altas jerarquías, a la cúspide del poder. Muchas veces sus reputaciones eventuales terminan rápidamente, se convierten con facilidad en personas odiadas por la población, pues, como hemos dichos, son las más expuestas al escarnio; terminan siendo los culpables. El pueblo que apoyó al gobierno tarda o le resulta difícil culpar a la jerarquía del poder, prefiere encontrar la culpabilidad y la responsabilidad en los ministros. Tiene que haber una crisis más profunda, que las periódicas, como para que pueda alcanzar la duda o la interpelación a las altas jerarquías. Las autoridades, estos personajes de mandos medios, cuando caen en desgracia son vilipendiados, incluso pueden serlo por el mismo gobierno; pueden llegar a ser defenestrados. Para ellos, sorprendentemente, los días de gloria terminaron precipitadamente; quedan en el recuerdo. Si bien saben lo que puede sucederles, por eso mismo, al parecer son los más extravagantemente leales, los más pronunciadamente fieles, lo más grotescamente aduladores. Este comportamiento es como una táctica para posibilitar la perduración en el poder. Sin embargo, este comportamiento adulador no sólo es una atribución de estas autoridades, sino parece expandida a la gran masa de los funcionarios públicos. Los subordinados de estas autoridades también optan por esta actitud de manifiesta sumisión al “jefe”. Con esto llegamos a una cuarta figura de los tipos políticos; la del funcionario adulador, en términos aymara popularizado, “llunku”. Este personaje pusilánime, que es de los perfiles más difundido en el campo burocrático, no es propiamente un político, no ocupa un cargo político, sino un cargo burocrático, empero está afectado por ser parte de las atmósferas y climas del poder, donde participa. Si bien no actúa ante un público, como lo hacen la jerarquía y las autoridades, como lo hacen los políticos profesionales, actúa, en cambio, para el “jefe”, para la autoridad a la que está subordinado; entonces también cae en esta conducta teatral de la simulación política, sólo que desde otro lugar.

Hay una quinta figura de la clasificación de los tipos político, ésta tiene que ver con la masa de los militantes. Ellos no están expuestos de la misma manera que las otras figuras de la simulación política, no tienen necesariamente que actuar ante públicos, no tienen imperiosamente que formar parte de puestas en escena, tampoco tienen que actuar ante un “jefe” de oficina; son de alguna manera también el “público”, pero, esta vez hablamos del “publico” restringido y circunscrito al partido, al “publico” convencido. De manera diferente, ocurre como si los militantes actuaran para sí mismos, compitiendo entre ellos, quién es más consecuente, quién es más “radical”, en relación a seguir la línea política del partido. En los “escenarios” donde se mueven los militantes, que son mas bien espacios de convocatoria, ellos, más que actuar, se esfuerzan por ser el ejemplo. Por lo tanto, el perfil del militante es una figura política, no tan ligada a la actuación, sino a la competencia y selección. Esta figura corresponde a la historia de la política, es como un sedimento geológico conservado, de tiempos cuando la política tenía que ver con la entrega y el riesgo, con la participación sin retorno, con el dar sin recibir, con el gasto heroico. Esto ha desaparecido prácticamente, lo que queda son reminiscencias, rudimentos de antiguas funciones fosilizadas. El militante de hoy no es más que una figura opaca y devaluada de lo que fueron los militantes en la época heroica.
De este perfil, de la figura del militante, estamos descartando al oportunista, que más se parece a las otras figuras del político, pues el oportunista también está obligado a actuar, a hacer creer a los demás que le interesa la línea, los objetivos, el programa del partido. Este personaje también monta sus pequeños escenarios, pone en escena sus pequeños dramas, tiende a exagerar en sus exhibiciones, para que no quepa duda que es un militante como los demás. Puede ser que el oportunista sea una sexta figura de la clasificación de los tipos políticos, aunque a él le interese otra cosa y no la política; lo que despliega es más un instinto de sobrevivencia. La política es más un medio para llegar a un fin; por lo tanto, el oportunista se parece más a una figura de los tipos económicos. Para el oportunista la única realidad que existe es la económica, lo demás es una ilusión de los idealistas o de los que confunden la realidad con el poder, los que creen que el poder mueve el mundo, cuando es la economía la que lo mueve; si hay que hablar de poder hay que hablar de economía. No hay más.
Pero, volvamos al militante; cuando llega a ser diputado, senador, parlamentario, alcalde, es decir, representante, entonces cruza la línea, no está tanto en competencia con otros militantes, sino que ya tiene que responder a un público local, tiene que responder a su circunscripción, a los que votaron por él, tiene que responder a su municipio. En este caso ya es un político en el poder, aunque los alcances y extensión de su dominio queden circunscritos. En este caso, la ceremonialidad del poder se repite en escala local, los montajes y puestas en escena son también locales; adquieren el esplendor que puede permitir las condiciones de posibilidad locales. Entonces las tribulaciones del político son las mismas, las presiones que sufre son equivalentes, la composición de las características generales se distribuye dosificadamente de acuerdo a las individualidades e historias de vida específicas y del lugar. Se vuelve a experimentar lo mismo, empero en territorios locales y de una manera distribuida en los sitios y lugares donde se efectúa la simulación política, como expresión teatral del convencimiento, que sustituye al arte de la argumentación, que es la retórica.
Estamos ante un universo proliferante de simulaciones políticas, con todos sus matices, variaciones, distribuciones, efectuadas en distintas escalas. Estamos ante uno de los fenómenos característicos de la modernidad, las puestas en escena, la simulación, la teatralización de las relaciones sociales. No se crea que la simulación política sea la única forma de simulación, al contrario, forma parte de distintas formas, maneras y modalidades de simulación. La modernidad ha hecho estallar en grande estos procedimientos plásticos, que ciertamente se encontraban también en otras épocas y sociedades, empero estaban situados y fijados a determinadas expresiones culturales o estrategias; en cambio en la modernidad estas expresiones, estas puestas en escena, desbordan, se han convertido en la forma de comunicación por excelencia; la sociedad misma se ha convertido en un gran teatro, no sólo político, sino de todas las formas de simulación posibles. La publicidad es un ejemplo de lo que ocurre; en el comercio contemporáneo es más importante la publicidad de la mercancía que la calidad de la misma. Se simula que se satisface necesidades, cuando lo que se hace es buscar la satisfacción de la única necesidad real del capitalismo, la acumulación ampliada incesante. La simulación política no es más que una de las formas de simulación de una modernidad teatral.[...]»

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Jean Gadrey, Adieu à la croissance


 Adieu à la croissance
«1Dans cet ouvrage synthétique et engagé, Jean Gadrey se propose de montrer que la croissance économique ne reviendra pas dans les pays riches. Contrairement à d’autres auteurs qui partagent ce diagnostic mais s’en inquiètent et prescrivent des traitements de choc pour « éviter le chaos »1, il nous invite à nous réjouir de cette situation et à y voir l’occasion de réorganiser la société autour d’un système de valeurs renouvelé, faisant plus de place au bien-être, à la solidarité et à la préservation de l’environnement. Cette troisième édition augmentée paraît au moment où le débat sur la croissance économique prend de l’ampleur et évolue : ceux qui défendent l’idée que la fin de la croissance est une perspective crédible et désirable sont « beaucoup moins minoritaires » que lors de la parution des deux précédentes éditions de l’ouvrage, en 2010 puis en 2011. Ces positions sont désormais relayées par des économistes de renom (Bob Gordon et Paul Krugman aux États-Unis, Daniel Cohen et Thomas Piketty en France) et de plus en plus de personnalités politiques (autour de Nouvelle donne, d’Europe Écologie les Verts).

  • 2 Jean Gadrey précise que cette analyse lui a été soufflée par son collègue Laurent Cordonnier.
2L’auteur s’emploie à détisser les liens entre l’idée de croissance et celle de progrès. Son raisonnement est servi par une approche critique et réflexive des instruments de mesure. Il ouvre la boîte noire du PIB et examine de très près la construction de cet indicateur. Il synthétise des critiques, dont certaines sont très classiques et d’autres sont plus originales. Contexte post-subprimes oblige, commençons par celle-ci : le PIB est un très mauvais outil de prévision des crises. L’Espagne et l’Irlande, juste avant la crise qui les a durement frappées, faisaient figure de miracles économiques ; les États-Unis ont également connu une croissance forte jusqu’en 2008. En poussant l’analyse un cran plus loin, on peut même voir un effet contre-performatif, ou pervers, de la croissance : « On observe déjà qu’au moindre signe de reprise significative de la croissance au niveau mondial, les tensions sur les matières premières, l’énergie et les capacités de fret font exploser le prix de ces ressources, la spéculation devançant toujours l’événement pour dresser un obstacle par anticipation. […] Bref la croissance, même seulement anticipée, vient étouffer la croissance »2 (p. 159).

  • 3 William Nordhaus et James Tobin, « Is Growth Obsolete », in Economic Growth, New York, NBER Wor (...)
3Plus banale, mais fondamentale est la distinction entre le « beaucoup-produire » et le bien-être. Jean Gadrey note, à la suite notamment de James Tobin et William Nordhaus qui avaient développé ces critiques au début des années 19703, que tout ce qui se vend avec une valeur ajoutée est compté dans le PIB, même lorsqu’il s’agit d’éléments qui détériorent le bien-être des ménages. Par exemple, les profits dégagés par les banques américaines en 2007 ont fortement contribué à la croissance du PIB mais aussi à la bulle du crédit immobilier, dont l’éclatement a eu les conséquences dramatiques qu’on connaît. Le PIB a finalement un apport très limité puisqu’il n’indique que la croissance du volume des quantités produites, sans rien révéler ni de la qualité, ni de la durabilité, ni de l’impact des biens et services produits sur le bien-être individuel ou collectif.

  • 4 Pour approfondir la question du « sexe du PIB », un article posté par Jean Gadrey sur son blog le 1 (...)
4L’emphase sur la mesure des volumes peut se comprendre dans le contexte historique dans lequel a émergé la comptabilité nationale. La volonté de mesurer la production nationale est apparue en France dans les années 1930 et 1940, en vue de produire une estimation des ressources mobilisables en cas de guerre, puis de reconstruire l’industrie. Il ne s’agissait alors nullement de bien-être, mais de puissance (voire de puissance virile). Ce n’est en effet que depuis 1976 que les services non marchands (santé, éducation, protection sociale), plutôt assimilés dans l’imaginaire à des activités féminines, sont inclus dans le PIB. Le système de comptabilité nationale révèle un système de valeurs : les activités auxquelles on choisit d’imputer une valeur monétaire sont aussi celles qui sont symboliquement valorisées. Ainsi, aujourd’hui encore, on impute une valeur monétaire à la production domestique de biens mais pas à la production domestique de services. « Celui qui produit des pommes de terre dans “son” potager contribue au PIB, pas celle qui les cuit dans “sa” cuisine »4 (p. 36).

5Jean Gadrey montre bien que le PIB n’est pas un instrument neutre mais qu’il reflète une certaine vision de la société, dont il affirme qu’elle est devenue obsolète. Il entend cependant dépasser le stade de la critique du fétiche de la croissance et du productivisme pour mettre l’accent sur les bienfaits concrets qu’on peut attendre de l’avènement d’une société post-croissance. Il ne s’agit pas, pour l’auteur, de viser une croissance nulle, une croissance limitée, ou une croissance négative, mais de réorganiser complètement la production en vue de « bien vivre dans un monde solidaire », pour reprendre le sous-titre de l’ouvrage. Un des points développés tout au long de la réflexion est l’incompatibilité entre le modèle de croissance et la préservation de l’environnement naturel. On observe par exemple une corrélation linéaire très nette entre le PIB par habitant et le volume des émissions de dioxyde de carbone. Des seuils critiques ont été franchis ou sont sur le point de l’être en termes de climat, de biodiversité, de qualité de l’air et des sols, etc. Et les mots d’ordre de « croissance verte » ou de « croissance immatérielle » sont pour l’auteur des « utopies scientistes ». Mal définis, ce sont des slogans, des artifices de communication plutôt que des concepts. D’une part, les innovations technologiques espérées dépendent fortement de ressources fossiles et de minerais rares, qui s’épuisent. Certaines n’existent encore qu’à l’état de projet (économie fondée sur l’hydrogène) ; d’autres (nucléaire de quatrième génération, OGM) comportent des risques élevés. D’autre part, la dématérialisation de l’économie est illusoire. L’auteur, spécialiste de l’économie des services, montre que l’empreinte écologique de ce secteur est en fait loin d’être négligeable.

  • 5 Il s’agit de l’utilité sociale ou des avantages gratuits générés par une activité économique.
6Quelles alternatives préconise Jean Gadrey ? L’idée générale est de réorganiser la production en vue de travailler à l’amélioration de la qualité et de la durabilité des biens et des services plutôt qu’à l’augmentation des quantités produites. Il s’agirait de mettre l’accent sur les processus de production, en visant une forme nouvelle d’efficacité, alliant le souci du travail bien fait, celui de l’économie d’énergie et de matière, et celui de la réponse adaptée et juste aux besoins de la société. L’auteur scénarise par exemple la conversion d’une agriculture intensive à une agriculture soutenable et biologique. Cette reconversion génèrerait des emplois, des produits de meilleure qualité et des externalités positives5 en termes d’environnement.

7Les questions de l’emploi, des retraites et de la réduction de la pauvreté et des inégalités sont au centre des préoccupations de l’auteur. Pour financer la protection sociale, il appelle à « prendre l’argent là où il se trouve », c’est-à-dire à revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus riches, « sans toucher aux revenus de la grande majorité », et à diminuer les dépenses militaires. Il ne faudrait surtout pas « hiérarchiser les urgences » en faisant passer au second plan les questions sociales sous prétexte de régler la crise environnementale, ni prôner sobriété et frugalité pour tous. Les pays pauvres ont encore besoin de croissance. Et dans les pays riches, certaines mesures de protection de l’environnement peuvent en effet être antisociales. Une taxe qui augmenterait le prix des carburants, par exemple, pèserait bien plus lourd sur les ménages dont les revenus sont les plus modestes, et nuirait fortement à l’acceptabilité sociale des mesures nécessaires. Ce qui nous amène au dernier point important, évoqué plutôt que développé dans l’ouvrage : l’auteur appelle à une sortie du système productiviste animée par la société civile, de façon participative plutôt que par un petit cercle d’experts.[...]»

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